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BILAN
D'ACTIVITE ANNUEL 2003/2004
LE
B.A.BA
Jade
Jade a été fondée le 14 juillet 2000 et a pour but
de promouvoir et enseigner le Tai chi chuan.
Cette
activité douce et complète a pour objectif, d'améliorer la concentration,
la confiance en soi, la coordination et l'équilibre.
En 2003, nous nous sommes engagés avec l'association France Alzheimer
et plus particulièrement avec l'antenne de Neuilly-sur-Seine, dirigée
par Françoise Gacon, à un partenariat, afin d'aider les personnes
âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer ou maladies apparentées.
Le
Public
Des séances de Tai chi gong de 45 minutes ont été
données une fois par semaine aux mêmes personnes. Un public d'âge
varié a suivi ces cours de façon régulière, accompagné d'aides-soignantes
professionnelles et bénévoles. Le nombre de personnes n'était pas
limité mais dépassait rarement la quinzaine. Ces cours avaient lieu
dans une salle suffisamment grande.
Le
Tai chi gong
Le Tai chi gong est un mélange de Tai chi chuan et
de Chi Gong. Il s'agit de deux gymnastiques chinoises ancestrales
qui ont la même origine. Le Tai chi chuan se caractérise par ses
déplacements au sol et par son aspect " martial " alors que pour
le Chi gong, les mouvements se font sur place sans bouger les pieds.
C'est cette caractéristique du Chi gong que nous avons gardée. La
particularité du Tai chi gong est de prendre en compte les énergies
subtiles de la pensée et des émotions.
Les
mouvements se font donc debout ou assis, les pieds immobiles. Les
personnes font face aux 2 professeurs, de préférence en ligne ou
en cercle. 9 mouvements sont répétés. Chaque mouvement est lui-même
répété plusieurs fois avant de passer au suivant. Ces mouvements
se font avec les deux mains en même temps et décrivent pour la plupart,
des cercles, des ellipses et des spirales autour du corps. les paumes
des mains sont tournées successivement l'une vers l'autre, vers
soi, vers l'extérieur, vers le ciel ou la terre, ou bien se ferment
et se réouvrent et enfin se croisent et se décroisent, cela, toujours
à des moments choisis et sur les consignes d'un des 2 professeurs.

Ces
mouvements se font dans un ordre précis. Chaque mouvement porte
un nom et forme même un poème.
1/
Les nuages
2/
Tissent
3/
Entre ciel et terre.
4/ Le tigre
5
/ Amène le cheval
6/
A ses genoux.
7/
Les deux pics
8/
Se croisent
9/
Et se repoussent.
Ils
sont précédés et clos par un même mouvement très simple qui fait
office de début et de fin.

Ces
mouvements se font sans aucun arrêt, mais cela n'est possible que
lorsque la personne a mémorisé l'enchaînement complet. Il est donc
nécessaire tout au long de l'apprentissage de stopper le mouvement
et de garder les postures avec les bras immobiles dans l'espace.
Tous les professeurs de sport savent que c'est le meilleur moyen
de créer un nouveau programme moteur dans le corps et ainsi de se
familiariser rapidement avec un nouveau mouvement que l'on n'a jamais
eu l'occasion d'exécuter. Le seul inconvénient en temps ordinaire
est, que tenir les positions même en respirant correctement, endolorie
les muscles et la douleur agite le mental, on ne peut donc pas abuser
de cette méthode pourtant très simple, mais nous nous rendrons compte
au fur et à mesure de la pratique que c'est très diffèrent pour
les malades d'Alzheimer.
Nous
en profitons ici, pour rappeler que l'être humain s'il ne pratique
pas d'activité sportive, ne possède qu'un nombre très limité de
programmes-moteurs, et réutilisera toujours les mêmes jusqu'à sa
mort sans jamais faire l'effort d'en créer de nouveaux, même si
certains gestes sont néfastes pour la santé. En résumé, nous faisons
les mêmes gestes toute notre vie et les gestes de la vie quotidienne
sont très limités.

La
pratique
Le
premier contact nous paraît important. Se présenter comme étant
les professeurs de gymnastique, saluer chaque personne d'une poignée
de main ou d'une bise lorsque l'on se retrouve, échanger nos prénoms
et en rire lorsqu'on les a oubliés, demander si tout va bien et
s'ils ont envie de pratiquer aujourd'hui, voilà une bonne entrée
en matière avec les malades. La motivation des élèves d'ordinaire
est franche. Dans de rares cas, les malades ne veulent pas faire
l'exercice. Ils l'expriment avant de commencer et il s'avère très
important de ne surtout pas les forcer. A chaque fois, il s'agissait
de personnes qui de toute façon voulaient rejoindre leur conjoint
à l'extérieur de façon obsessionnelle. Ces personnes donnaient l'impression
qu'on les avait mises là pour s'en débarrasser………cela arrive.
Quand
le groupe est formé et en position, il ne faut pas le faire attendre,
car cela peut susciter l'angoisse chez certains. Il est donc temps
de donner les consignes verbalement pendant que le geste s'exécute
et que tout le monde suit par imitation. La voix doit être posée
et calme avec un débit lent, les phrases courtes, le choix des mots
primordial, l'intonation hypnotique afin de fixer au maximum l'attention.
Si jamais la phrase énoncée est à double sens et peut être comprise
autrement, certains élèves ne manqueront pas de vous le faire remarquer
par le trouble qui s'exprimera.
Au
tout début, il n'est pas rare que le mouvement des deux mains en
même temps soit impossible. A ce moment-là, on pratique une main
après l'autre. Lorsqu'un mouvement est difficile à exécuter, on
tient les principales postures qui le compose en demandant de garder
les positions sans bouger. Si la posture est maladroite on peut
rappeler les consignes. Il est préférable de se familiariser avec
les prénoms pour demander l'attention d'un élève en particulier.
En dernier recourt, un des deux professeurs passe pour corriger
la position du bras ou de la main, sans lui enlever le modèle. Si
l'élève refait la même erreur, il est déconseillé de corriger plus
de trois fois de suite.

La
lenteur du mouvement permet souvent de fixer la concentration de
l'élève, le temps que le mouvement soit assimilé avec une seule
main. Lorsqu'il s'agit de faire deux mouvements en même temps, ce
qui est presque toujours l'objectif, et que chaque main ait été
suffisamment entraînée, alors il est nécessaire d'accélérer et de
caricaturer le mouvement afin de visualiser l'intention exprimée
dans la globalité du geste. Ce moment est très important car c'est
l'instant où survient l'automatisme, l'instant où le cerveau gauche
se met au repos et le cerveau droit prend le relais. Ce moment est
crucial et crée une libération chez l'élève. L'on voit alors que
" ça roule tout seul " ! Bien sûr, nous y arrivons rarement du premier
coup, avec tous les élèves ensemble. A ce moment-là, il faut souvent
remotiver tout le monde, recommencer et persévérer. Un bon entraînement
pour passer ce cap est de demander aux élèves de travailler tous
ensemble à la même vitesse car les plus faibles pourront alors s'appuyer
sur les plus doués, ils sont ainsi pris dans l'unité créée.
Le
passage à un nouveau mouvement nécessite de réclamer l'attention,
même si tout le monde vous regarde, il faut prévenir que les choses
vont changer et indiquer là où ils doivent porter l'attention. On
ralentit le mouvement et à ce moment-là, on repasse en cerveau gauche
avec de nouvelles consignes verbales.
Sur
45 minutes, il vaut mieux enseigner la totalité de l'enchaînement,
plutôt que passer tout son temps sur un seul mouvement jusqu'à ce
qu'il soit parfait. L'à-peu-prés est déjà une performance pour ces
personnes et il est bon de varier les mouvements pour éviter la
monotonie.
Une
dernière consigne de sécurité est de " réveiller " tout le monde
par une séance d'applaudissements, de félicitations bien méritées
et de remerciements. Juste après le dernier mouvement, il est bon
de porter l'attention sur le fait que nous allons faire un pas avec
notre jambe et nous remettre à marcher. il faut donc faire un tour
de salle lentement pour clôturer l'exercice.

Remarques
Comme
nous l'avons signalé plus haut, il existe des particularités propres
aux malades. Une des plus curieuses et surprenantes est la faculté
qu'ont ces personnes à tenir les postures pendant très longtemps
sans rechigner. Les deux professeurs qui ont enseigné auprès de
ces malades sont également des athlètes de haut niveau, or, tenir
45 minutes sur les jambes immobiles avec les genoux pliés fait partie
d'un entraînement de haut niveau, le plus dur en réalité est de
faire tenir les aides-soignant(e)s. Bien entendu, il est certain
que nous n'obtenons pas cela le premier jour et l'entraînement est
progressif et surveillé par nos soins, mais quelle ne fût pas notre
surprise de voir progressivement, les élèves se rappeler de nous
d'une semaine sur l'autre, de les entendre retenir les consignes
et de les répéter à haute voix avant nous et au bon moment, et en
fin d'année, d'exécuter le mouvement sans que plus aucune consigne
ne soit donnée, avec concentration et tenir si longtemps. Les progrès
étaient flagrants.
Une
des particularités également fût les réactions d'enthousiasme, les
témoignages de mieux-être verbalisés, ou les changements de comportement
relevés par les aides-soignantes qui ne reconnaissaient plus leurs
malades, un tel qui ne parlait pas se mettait à s'exprimer, un autre
qui était agité réussissait à rester immobile, d'autres au visage
toujours fermé se mettaient à sourire, ou encore cette dame aux
mains recroquevillées sur son mouchoir qui pour une fois accepte
de s'en séparer et de l'oublier (c'est un comble !) pour enfin déplier
ses doigts.
Quels
liens précis ces changements ont-ils avec l'exercice proposé ? Nous
pouvons tous imaginer des raisons de cause à effet, mais ce que
nous attendons avec impatience, c'est que la science se penche enfin
sur cette nouvelle voie qui lui est offerte.

PHOTOS:
De gauche a droite Yolande, Nicolette et Martine a Sainte Marie
ile de la Réunion 2009
Jean-Jacques
Chaubin
Suite...
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BILAN
D'ACTIVITE ANNUEL
2008/2009
LA
TRANSMITION DU B.A.BA
Jade
Jade a été contacté en 2008 par MR
SYLVAIN CONNANGLE sur les consceille du docteur
Charle occupant le poste de medecin coordinateur au sein de la maison
de retraite de la Madelaine a Bergerac en Dordogne, ainssi que par
Madame Moralesse presidente de France Alzheimer Dordogne
les
bienfait du tai chi etant mentioné dans de nombreux colloque
reunissant les proffesionels de la santé.

Les
malades Alzheimer representent aujourdhui une partie importante
des nouveaux arrivants en maison de retraite et leur comportements
sont souvent difficile a gerer au sein de la communauté déja
presente.
Le
tai chi à peut etre là sont role a jouer, c'est a
ce titre que JADE, c'est engager a former sur place un personel
volontaire et choisi par le Docteur Charle.
LES
PARTICIPANTES

Parmi
ces sept
personnes ce trouvait
- deux Psychomotricienne,
- une Podologue,
- une annimatrice de gymnastique
- un professeur d'art martiaux pratiquant deja au pres de malades
ac sa propre techenique,
- une accompagnatrice
.
La
formation c'est déroulé sur cinq jours tel qu'elle
est proposé sur la page "les
formations" et fut suivi d'une presence une foi par semaine
du professeur pendant un mois pour superviser avec le moins d'intervention
possible la pratique des nouveaux diplomé aupres de leur
patients.
Les
resultats obtenus dépassent toute esperence tant du point
de vu du personnel formé que du professeur enseignant.
Mis
a part l'animatrice de gymnastique qui souffrait paradoxalement
d'une gène motrice, et le professeur d'art martiaux, abscent
plusieurs jours au cour d'une formation courte mais intence, tous
les autres participants ont souscrit aux conditions d'admition pour
pratiquer au pres de malades alzheimer et ont reçu le diplome
de JADE de fin de formation.

Les
cinq jours de formation sont largement suffisant pour mémoriser
l'ensemble des mouvements du TAI CHI GONG. Ce sont les transitions
entre chaque mouvement qui sont les moins repeté et qui ont
le plus besoins d'etre rafermi dans la mémoire.

La
pédagogie
La
pédagogie qui accompagne la pratique des mouvements est un
domaine qui touche l'abstrait, mais qui neanmoins ce concretise
sur les films enregistré pendant les scéances avec
les malades. Grace a un travail d'observation minutieux il est tout
a fait possible de deceler et de décrire l'état émotionel
et les pensées qui accompagne la pratiquante face a ces patients.
C'est cet etat d'etre qui est analysé pendant ces sceances.

Il
convient dans cette démarche de ménager l'apprenti,
le proffesseur doit dans ce ca etre pleinement conscient de l'impacte
emmotionel qu'il peut avoir sur autrui est ne pas aller au dela
des effort qui peuvent etre fourni par chacun afin de ne pas destabiliser
outre mesures l'individu. Les émotions, et les pensée
sont une mécanique subtil qui se grippe facilement. Lorsque
ce travail ce realise en douceur mais intensivement il en resulte
de profonde modification de la personne quant a la façon
dont elle ce percevait et c'est ce qui rend la chose passionnente.

Cette
technique d'ecoute et d'observation du comportement humain peut
alor etre trensferait sur les patients pendant la pratique, il en
resulte alor une perceptions tres precises des resistences et des
genes rescentis par le patiens dans sont corp physique meme, ce
qui va nous permetre de ralentir le mouvement au bon momement, de
porter l'attention du malade la ou nous le desirons et ainssi lui
donner la solution pour qu'il accomplise sont mouvement dans les
meilleurs conditions, tout cela sans que l'on est a ouvrire la bouche
pour parler.

A
ce moment là ont peut dire que le praticien realise sont
enchainement en fonction des patients. Pendant ce travail le temp
doit etre suspendut, il n'y a pas de rechereche de resultat, meme
la patience n'a pas lieux d'etre, c'est un etat d'esprit que ce
trouve au dela de toute performance.

L'AMOUR
INCONDITIONEL NECECITE UNE INCONDITIONEL INDIFERENCE.

LES
PRINCIPALES RESISTENCES
Le
travail avec les malades est donc indispensable, pendant l'aprentissage,
mais quel ne fut pas ma surprise de constater que le personnel de
l'établissement rechiniait a nous amener les patients de
leur chambre a la salle de pratique,
moins surprit j ai etait lorsque le personnel m'interpela dans les
couloirs pour savoir quant es que l'on penserais a eu pour les faire
pratiquer aussi,
mais
totalement surpris j'ai etait, lorsque le directeur d'etablissement
Mr Connagle et venus me voir pour me dire que c'etait la revolution
dans la Madelaine et que le personel boycotait la formation.
Conclusion
il faut d'abord s'occuper de la base de la pyramide ce qui somme
toute est logique, c'est ce que font les Chinois, les Japonais,
les Koreens, depuis toujours, pas parsque c'est plus démocratique,
mais parsque c'est plus efficace.
LES
BONNE SURPRISES
La
grande surprise c'est que nous avons observé en cinq jours
des resultats que l'on obtenait au pres des malades en six mois
un ans de pratique hebdomadaire ????
C'est
a dire qu'ils suivaient la totalitée de l'enchainement sans
que je ne donne plus aucune consigne verbal et sans que je m'arrete
dans l'enchainement. Au dire des psychomotricienent qui suivent
ces personnes regulierement, elle ont fait des mouvements qui leur
sont impossible de faire en temp normale....
LES
OBJECTIFS
Continuer
ce qui a etait commence :
-
Audit des nouveaux enseignants dans un an
-
Pratique quotidienne des patients avec une observation detaillé
des changement
-
Faire pratiquer le personel de l'etablissement
Jean-Jacques
Chaubin le 9 avril 2009
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